On A Trop Aimé Ou Presque
Des carnets de voyage un rien décalés qui regorgent d'infos pratiques
Des carnets de voyage un rien décalés qui regorgent d'infos pratiques
Sep. 25 12
On A Trop Aimé Ou Presque L'heure Bleue Palais

Anne a travaillé pour l’Heure Bleue Palais, le célèbre établissement d’Essaouira.
“Faire des photos dans un lieu aussi magique est quelque chose d’assez génial“, m’a-t-elle dit.
Pour la remercier d’avoir bien travaillé, le directeur de l’établissement nous a invité à dîner.
Nous sommes arrivé vers 19h. Nous nous sommes d’abord installés dans le patio pour prendre l’apéritif. Deux caïpirinha et un sirop de fraise pour Quentin. Fadma gardait Lilou au Riad. Oui. Une soirée entre grands, j’ai dit à Quentin ! Il était ravi.
L’heure bleue Palais est situé au cœur de la médina d’Essaouira. Dès que l’on rentre dans cet établissement, on ressent tout de suite un véritable bien être. Il faut dire qu’après avoir arpenté les ruelles de la médina ici, on se sent respirer. Ici, c’est une invitation au dépaysement bien entendu mais aussi aux voyages. Toutes sortes de voyage !
Après l’apéritif, nous sommes allé dîner. Un instant rare et magique. Des plats succulents. Un musicien. De gros coussins. Un vin magnifique. Une belle table. Des sourires.
Que le temps passe vite sur ces moments rares. Il nous reste nos souvenirs d’une soirée magnifique dans un lieu magique, presque intemporel.
Nous avons pris le taxi et nous sommes retournés dans notre Riad. Lilou dormait. Nous avons remercié Fadma puis elle est partie.
Je ne me suis pas couché tout de suite. J’ai regardé les étoiles sur la terrasse. Seul. J’entendais les mouettes, le vent et la mer. Je n’avais pas envie que tout ça s’arrête. Toute cette magie. J’avais envie de prolonger la nuit. D’écouter ce que les étoiles avaient à me dire. Elles me disaient que la vie est belle et que les moments d’intensité sont rares. Parfois quelques secondes, parfois quelques minutes. C’est sans doute pour ça qu’ils sont si précieux.
Dans ces moments-là, je suis presque sûr que je touche du doigt l’immensité de l’univers. Ou sont les frontières ? J’ai l’impression d’être sur la même ligne que mes ancêtres. D’être sur la même ligne que le début du monde. J’entends d’autres voix, je vois d’autres paysages. Pour mieux m’en rapprocher, souvent, je ferme les yeux.
Alors j’ai vu des cavaliers qui venaient du bout de la nuit. Ils portaient le turban bleu des touaregs. Ils filaient comme les étoiles, laissant une traînée de poudre lumineuse derrière eux. Moi j’étais là, sur le bord du chemin. Je ne disais rien. Je ne voulais pas interrompre ce défilé. Puis ils sont partis. Je suis resté seul. J’entendais de la musique. C’était le musicien de l’Heure bleue qui jouait. J’étais à côté de lui, dans le patio du Palais. En harmonie sur le fil du temps. Un peu plus tard, j’ai ouvert les yeux. Rêve ou réalité ? Je n’ai pas pu dire. C’était tellement intense.
http://www.heure-bleue.com/fr/index.php
Août 27 12
On A Trop Aimé Ou Presque Le Cours de Couscous avec Fadma et la recette !
Le Riad que nous avons loué à Essaouira est entretenu par Fadma, qui habite la maison voisine. C’est elle qui nous a gentiment accueilli à notre arrivée.
Fadma est aussi une excellente cuisinière. C’est ainsi qu’Anne a pu prendre un cours sur la préparation du Couscous.
En fait, tout a démarré la veille. Anne et Fadma sont allées au marché acheter de la viande et des légumes. C’est évidemment très intéressant de noter avec quels soins elle choisit ses produits. Inutile de dire que faire les courses alimentaires au marché avec elle a bien facilité les choses. Tant au niveau du choix des produits, qu’au niveau du coût. Oui. Les prix augmentent fortement parfois du simple au double voire triple pour les touristes… Bon. Enfin surtout pour Anne. Moi, on m’a souvent confondu avec un Marocain… Et là-dessus, j’expliquai que j’avais un oncle Marocain qui vivait à Inezgane. Ça m’étonne pas ! me disaient-ils. Oui. Sauf que mon oncle “Moutchou“, c'était son prénom, n’était que mon oncle par alliance. Bien volontairement j’omettais de le préciser. Bref.Voici donc la recette.
Ingrédients :
Viande (bœuf ou poulet), un bon morceau, faut pas hésiter.
½ Paquet de couscous moyen
3 petits oignons rouges
4 courgettes (3 petites et 1 grosse)
1 aubergine
2 navets
3 carottes
1 petit chou
6 tomates
Huile
Sel
Poivre
1 bouquet de persil
Préparation :
La cuisson dure environ 1h30 à feu vif.
Dans la couscoussière, verser la viande (bœuf ou poulet non coupé) + huile + sel + poivre + 3 petits oignons rouges.
Faire revenir.
Peler 4 courgettes (1 grosse et 3 petites), 1 aubergine, 2 navets (couper dans le sens de la longueur et enlever les graines).
Ajouter les légumes (sauf les 3 petites courgettes) avec la viande et faire revenir 10 min.
Ajouter 1,5 litre d’eau.
Peler 3 carottes (couper dans le sens de la longueur et enlever le milieu).
Couper un petit chou en 4 ou 5.
Ajouter avec la viande et laisser mijoter.
Mettre ½ paquet de couscous moyen dans un grand plat en terre avec 1 verre d’eau. Bien mélanger avec les doigts. Rajouter de l’huile tournesol et mélanger à nouveau à la main. Puis, verser le tout dans le plat au-dessus de la couscoussière (bien hermétique).
Rajouter 6 tomates (râpées), un bouquet de persil et les 3 petites courgettes dans la grande marmite.
Enlever une première fois le couscous et rajouter un verre d’eau. Mélanger puis replacer le plat en haut de la couscoussière (15 minutes).
De nouveau rajouter un verre d’eau et remuer avec les doigts. Remettre de l’huile, un peu d’eau et remuer à nouveau. Ajouter du sel et remettre le couscous en haut de la couscoussière (15 minutes).
Éteindre le feu. Sortir le panier à couscous et mélanger à nouveau.
Et puis, bien entendu, bon appétit !
À vos fourchettes,
Prêts,
Partez !
Août 17 12
On A Trop Aimé Ou Presque La route Vers Essaouira
Lorsque nous sommes sortis de l’avion, ce samedi 21 juillet, sur le tarmac mon fils m’a dit :
Comme ils chauffent les réacteurs !
Ce n’étaient pas les réacteurs. C’était l’air, tout simplement. 50° !
L’aéroport d’Agadir, contrairement à la ville, est situé dans les terres à environ 25 ou 30 Km. En été, c’est une véritable fournaise.
On a récupéré la poussette de Lilou, changé un peu d’argent et tenté d’apercevoir le nom Mathieu sur une pancarte parmi des tas de pancartes. Oui. Des dizaines de chauffeurs attendaient les touristes.
On est monté dans un 4*4 et nous voilà partis tous les 4 pour trois heures de route en direction d’Essaouira.
Pour rejoindre Essaouira depuis la France en vol direct, il n’y a que Paris. Sinon, si vous habitez la région Rhône-Alpes, vous pouvez prendre la compagnie Easy Jet au départ de l’aéroport de Saint-Exupéry pour Agadir ou Marrakech. Apparemment, il vaut mieux atterrir à Marrakech pour rejoindre Essaouira. Le temps de parcours en taxi est moins long et la route est meilleure… Nous, nous avons atterri à Agadir.
La première partie de la route est très agréable. Après Agadir, il fait nettement moins chaud et l’air ne nous brûle plus la peau… La route longe l’Océan Atlantique. C’est une enfilade de falaise plus belle et plus sauvage les unes que les autres.
La seconde partie de route est moins agréable. On rentre dans les terres. De nouveau la chaleur… La route serpente dans la campagne. On s’arrête souvent pour éviter aux enfants de vomir et pour acheter de l’eau. Nous sommes en période de ramadan. Pour autant les commerces sont ouverts.
Nous sommes arrivés à 20h20. Il faisait pratiquement nuit. En été, il y a deux heures de décalage horaire avec la France.
J’étais vraiment heureux. J’avais quitté Essaouira il y a 5 ans avec la ferme intention d’y revenir un jour. Cette fois, j’aurai le temps de flâner sur les remparts, de sentir toutes ces odeurs de la mer, de m’imprégner de son authenticité, d’écrire face à l’océan et de rêver…
Fadma, qui habite la rue et qui s’occupe de l’entretien du Riad, nous accueille. Le Riad est récent, construit en hauteur avec deux chambres et deux salles de bain. Une terrasse à ciel ouvert sans vis-à-vis.
Je suis allé acheter des sandwichs sur la place Moulay el Hassan. Lilou a pris un biberon et est allée se coucher. Nous avons dîné sur la terrasse. On entendait les mouettes, l’Océan et les bruits de la ville. Dans le ciel clair apparaissaient la lune et les étoiles. Le lendemain matin, à la première heure, j’irai me perdre près des remparts.